(+223) 97 46 28 90 / 91 08 50 89

PRESENTATION

La maison du migrant

Origine de l’initiative

Le projet découle de la volonté de VIDES de contribuer à la réduction des flux migratoires irréguliers.

Concrètement, avec la présente initiative, à travers une campagne de sensibilisation et d’information menée sur le territoire des 4 diocèses (Kayes, Bamako, Sikasso et Mopti), nous entendons contribuer à sensibiliser les communautés cibles (et notamment celles qui aspirent à émigrer) aux risques liés à l’insertion dans les voies de migration irrégulière et de la traite des êtres humains ainsi que sur les possibilités de formation, de travail et de développement réguliers dans les pays cibles, et à l’extérieur, par le biais de canaux de migration réguliers.

La campagne visera donc avant tout à donner:

  • une image réaliste de l’Europe, les informant des risques réels de déplacement et de la traite irrégulière ainsi que du peu de chances réelles et effectives de réussite du projet migratoire en Italie et en Europe;
  • des informations précieuses et précises sur les possibilités de vie et de développement dans les pays d’origine et en Afrique de l’Ouest, afin que le démarrage ne soit pas le seul choix mais une alternative consciente et non risquée.

L’action ne sera pas une fin en soi mais agira comme une action transversale et complémentaire à d’autres actions menées au Mali par le VIDES et visant à contribuer au développement des pays de départ (en accordant une attention particulière à l’éducation de base, en commençant le travail des jeunes des deux sexes) et en assurant toujours le respect de la dignité de chaque personne.

Partir, mais à quel prix?

VIDES comme le VIS reconnaissent en effet le droit de tout homme et de toute femme à émigrer et échapper à la mort, à la persécution et à la faim ; ils croient que ce droit, inscrit parmi les droits humains fondamentaux, doit également être protégé par une série d’actions d’information et de sensibilisation des migrants potentiels sur ce que cela signifie, sur les difficultés rencontrées lorsqu’ils arrivent dans le pays choisi et sur les risques encourus lorsqu’ils tentent de quitter leur pays de manière illégale car ils peuvent être victimes des trafiquants d’êtres humains.

En plus du droit d’émigrer, comme le dit Benoît XVI, il ne faut pas oublier que pour chaque homme il y a aussi le «droit d’être en mesure de rester dans son propre pays», un droit qui ne devient effectif que si l’on si l’on supprime les motifs qui poussent à l’émigration.

Durée de l’intervention: 2 ans

Kit de voyage basic

Objectifs

Objectif général

Contribuer à la lutte contre la traite par des campagnes d’information et de sensibilisation des migrants potentiels sur ce que signifie émigrer et sur les risques de voyager en Europe, de l’emprisonnement à la mort; fournir des informations utiles via les réseaux sociaux et traduire leur contenu dans les langues locales afin de favoriser un choix conscient.

Objectif spécifique

Augmentation de la population cible sensibilisée dans l’archidiocèse de Bamako, dans la région de Bamako et parmi la population des diocèses de:

  • Kayes dans la région de Kayes
  • Mopti dans la région de Mopti
  • Diocèse de Sikasso dans la région de Sikasso

(et en particulier parmi ceux qui aspirent à émigrer, en accordant une attention particulière aux mineurs) la prise de conscience des risques découlant de l’inclusion dans les migrations irrégulières et la traite des êtres humains et sur les opportunités de formation, de travail et de développement existantes dans les pays cibles. en dehors de l’Afrique de l’Ouest, par des voies de migration régulières

Bénéficiaires

Bénéficiaires directs du projet

Le projet s’adressera directement à la population des 4 diocèses concernés (pour un total d’environ 12 323 944), en accordant une attention particulière aux mineurs et aux jeunes d’âge scolaire de 6 à 24 ans.

La population sera atteinte grâce à l’implication des congrégations religieuses, des structures socio-éducatives et sanitaires, des associations locales listées ci-dessous:

– 7 congrégations religieuses:

  1. les Filles de Marie Auxiliatrice,
  2. les salésiens de Don Bosco,
  3. les Filles du Cœur Immaculé de Marie (congrégation locale),
  4. les Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs),
  5. les Frères du Sacré Cœur,
  6. les Soeurs de la Charité de Saint Louis,
  7. les Soeurs de l’Annonciation de Bobo

59 établissements d’enseignement, y compris les écoles primaires, secondaires et de premier niveau avec une moyenne de 300 élèves par école (environ 17 700 élèves au total)

– 20 établissements de santé entre dispensaires et hôpitaux

– 6 associations locales présentes dans tous les diocèses concernés:

  1. L’Association des Femmes Catholiques du Mali (AFCM) avec environ 300 membres,
  2. l’Union des prêtres du Mali (UPM) avec environ 157 membres,

Les mouvements de l’Action Catholique (avec une moyenne d’environ 100 jeunes pour chaque mouvement (pour un total d’environ 1600 jeunes):

  1. Communauté d’étudiants croyants (CEC)
  2. Jeunes travailleurs croyants (JOC)
  3. Mouvement Malien des travailleurs croyants (MMTC)
  4. Mouvement des Cadres et Responsables Chrétiens du Mali (MCRC)

 

Le chiffre ci-dessus est cependant indicatif et ne représente que les données initiales comme la réalisation d’une campagne nationale d’information / sensibilisation qui fournit:

– la distribution de matériel d’information tel que flyers, accroche, affiches etc …

– la diffusion de spots télévisés et radiophoniques sur les chaînes nationales

– le lancement d’un site internet et d’une page Facebook dédiée au projet

– l’organisation des réunions dans les établissements d’enseignement, les paroisses et les centres socio-sanitaires dans le but d’une augmentation considérable des bénéficiaires impliqués, mais pour le moment il ést impossible de les quantifier en termes numériques.

Indirectement, l’ensemble de la nation bénéficiera de l’intervention, puisqu’elle trouvera dans ce programme une initiative concrète de prévention de la traite des êtres humains, mais aussi un moyen de développement socio-économique du pays.

Suivi et évaluation de l’intervention

Le suivi sur place sera assuré par des réunions trimestrielles dans chaque diocèse et 2 réunions dont 1 par an, au niveau national, visant à vérifier le bon déroulement des activités et le degré de réalisation des objectifs fixés. Au cours des réunions, les forces et les faiblesses des différentes actions seront soigneusement analysées afin d’identifier rapidement les corrections à apporter tant au niveau de la gestion opérationnelle que de la gestion administrative.

De plus, des missions sur site sont prévues par le VIDES en charge du suivi. Le but de ces missions sera de rencontrer le personnel local, de vérifier avec eux l’avancement du projet, de rencontrer les représentants.

L’évaluation finale sera menée au niveau national selon les niveaux suivants:

  • Impact Politique pour mesurer l’impact social et la capacité des choix d’intervention faits pour influencer les phénomènes sociaux considérés dans le programme, pour comprendre et analyser les interventions, pour vérifier la congruence avec les orientations politiques adoptées.
  • Impact Administratif pour vérifier l’efficacité dans l’utilisation des ressources impliquées et la congruence avec le plan financier.
  • Impact organisationnel pour évaluer l’efficacité des méthodologies adoptées.
  • Impact opérationnel pour mesurer la qualité technique de l’intervention en cours.
  • Impact Social pour améliorer les signaux, «ajuster» et rendre les interventions plus sensibles à la satisfaction des besoins ouverts et des changements déclenchés, bien sûr, en conformité avec le projet.